Les vraies bugnes lyonnaises moelleuses : ma recette secrète pour ne plus jamais les rater !

Posté le septembre 13, 2025

Vraies Bugnes Lyonnaises 

Difficulté

Facile

Temps prép.

30 Minutes

Temps cuiss.

20 Minutes

Temps total

50 Minutes

Pers.

6

Alors, on va mettre les pieds dans le plat tout de suite. Chez moi, le mois de février rime avec une question existentielle, un débat qui déchire les familles, une véritable guerre des clans : êtes-vous team bugnes moelleuses ou team bugnes craquantes ? Je vais vous le dire sans détour : je suis team moelleuses jusqu’au bout des ongles ! Pour moi, une bugne, ça doit être un petit coussin de douceur, dodu, aérien, qui fond dans la bouche. Les craquantes, c’est sympa, mais ça n’a pas ce côté doudou régressif.

Cette obsession me vient de l’enfance, évidemment. Cette odeur… c’est le souvenir des après-midis de février chez ma grand-mère, quand l’odeur du beurre, de la fleur d’oranger et de la friture chaude embaumait la maison et nous faisait oublier le froid dehors. C’était la promesse d’un goûter de compétition.

Du coup, au fil des ans, j’ai perfectionné SA recette pour en faire mon arme secrète de Mardi Gras. Une recette qui fait l’unanimité à chaque fois et qui transforme n’importe quel goûter en fête. Et aujourd’hui, parce que vous êtes vous, je vous la livre, sans filtre. Prêts ?

En bref, ça donne quoi ?

  • 🧑‍🤝‍🧑 Pour 6 personnes (soit une quarantaine de bugnes, parfait pour les gourmands)
  • 🕒 Préparation : 30 minutes (le temps de mettre votre playlist préférée)
  • 🔥 Cuisson : 20 minutes (la partie la plus fun !)

Ce qu’il vous faut dans le placard

  • 500g de farine T45
  • 80g de sucre en poudre
  • 150g de beurre doux mou (surtout pas fondu, on y tient !)
  • 4 œufs
  • 10g de levure de boulanger fraîche (ou 1 sachet de levure de boulanger déshydratée)
  • 1 pincée de sel fin
  • 2 cuillères à soupe de rhum ambré ou de fleur d’oranger (ou les deux, soyons fous)
  • Le zeste d’un citron non traité (c’est l’option qui change tout !)
  • 1 litre d’huile neutre pour friture (type tournesol)
  • Du sucre glace pour la avalanche finale

Allez, on met la main à la pâte !

1

Dans le bol de votre robot pâtissier (ou dans un grand saladier si vous êtes de la team “muscles”), mélangez la farine, le sucre et le sel. On émiette la levure fraîche par-dessus, comme des confettis de bonheur.

2

Ajoutez les œufs, le rhum (et/ou la fleur d’oranger) et les zestes. C’est parti pour le pétrissage ! À vitesse lente pendant 5 minutes. Ensuite, on ajoute le beurre mou, petit morceau par petit morceau. On relance le pétrissage pour 10 bonnes minutes. Votre pâte va passer de “bazar collant” à “sublime, lisse et élastique”, c’est magique.

3

Formez une jolie boule avec votre pâte. Couvrez le bol avec un torchon humide et laissez-la faire une bonne sieste dans un coin tiède de la maison pendant au moins 2 heures. Elle doit doubler de volume. Ne la dérangez pas, elle travaille.

4

Une fois la pâte bien reposée et gonflée, on la réveille en douceur en appuyant dessus pour la dégazer. Étalez-la ensuite sur un plan de travail bien fariné. Visez une épaisseur d’environ 3 mm.

5

Le moment créatif (et un peu délicat, mais respirez, tout va bien se passer). Avec une roulette cannelée, on découpe des losanges. On fait une petite fente au milieu de chaque losange, et hop, on passe une des pointes dans le trou. Ça forme un joli nœud, la classe !

6

Le grand bain ! 🔥 Faites chauffer votre huile à 170°C. C’est l’heure de plonger vos bugnes, mais pas toutes en même temps, laissez-leur de la place. Laissez-les dorer 1 à 2 minutes de chaque côté. Vous allez les voir gonfler comme des petits coussins dorés, c’est le meilleur moment !

7

On les sort de l’huile avec une écumoire et on les dépose sur du papier absorbant pour qu’elles ne soient pas trop grasses. On les saupoudre généreusement (j’insiste) de sucre glace. Dégustez-les tièdes… c’est un crime de les laisser refroidir complètement ! 😋

Mes petits secrets (chut !)

  • Le secret anti-bugnes-grasses : la température de l’huile est cruciale. Croyez-moi, j’ai connu ce drame… Si l’huile n’est pas assez chaude, vos bugnes seront de vraies éponges. Si vous n’avez pas de thermomètre, faites le test avec un petit bout de pâte : il doit remonter tout de suite à la surface en frétillant joyeusement.
  • Pas le temps pour la pousse ? J’ai un plan B pour vous. Pour des bugnes plus rapides (et donc plus craquantes, façon “oreillettes”), vous pouvez remplacer la levure de boulanger par 1 sachet de levure chimique. Dans ce cas, pas besoin de temps de repos, vous pouvez étaler la pâte tout de suite. C’est différent, mais très bon aussi !
  • Customisez vos arômes ! J’adore le duo rhum/citron, mais laissez parler votre créativité. Des zestes d’orange, une pointe de vanille liquide, un peu d’eau de vie… L’important, c’est que ça vous ressemble et que ça vous fasse plaisir !

Et on boit quoi avec ça ?

Pour accompagner ces petites merveilles, je sors une pépite de ma cave “bi-goût” : Un Cerdon du Bugey rosé pétillant 🍷.

Pourquoi ce choix ? Parce que c’est simple, c’est festif, et c’est juste parfait ! Imaginez : des bulles toutes fines, des notes de fruits rouges tout en fraîcheur qui viennent réveiller les papilles et couper le côté riche et sucré de la bugne. Ça rince le palais et ça apporte une légèreté incroyable. Et le clin d’œil qui tue : c’est un vin qui vient de la même région que les bugnes. Le terroir, y’a que ça de vrai (parfois 😉).

Voilà, vous avez toutes les cartes en main pour devenir le roi ou la reine de la bugne moelleuse. Promis, c’est bien plus simple que ça en a l’air et le bonheur à la dégustation vaut mille fois ce petit effort.

Et vous, dans la grande bataille des traditions de Mardi Gras, quel est votre beignet préféré ? Racontez-moi vos souvenirs gourmands en commentaire !

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